Alcools: Poems

Alcools: Poems

by Guillaume Apollinaire, Donald Revell

NOOK BookTrans. from the French (eBook - Trans. from the French)

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Overview

<P>Alcools, first published in 1913 and one of the few indispensable books of twentieth- century poetry, provides a key to the century's history and consciousness. Champion of "cubism", Guillaume Apollinaire (1880-1918) fashions in verse the sonic equivalent of what Picasso accomplishes in his cubist works: simultaneity. Apollinaire has been so influential that without him there would have been no New York School of poetry and no Beat Movement. This new translation reveals his complex, beautiful, and wholly contemporary poetry. Printed with the original French on facing pages, this is the only version of this seminal work of French Modernism currently available in the United States.</P>

Product Details

ISBN-13: 9780819571793
Publisher: Wesleyan University Press
Publication date: 01/01/2012
Series: Wesleyan Poetry Series
Sold by: Barnes & Noble
Format: NOOK Book
Pages: 185
File size: 2 MB
Age Range: 18 Years

About the Author

<P>DONALD REVELL recently became Writer-in Residence and Professor of English at the University of Utah. Winner of a Guggenheim and two National Endowment for the Arts fellowships, his most recent Wesleyan book is Beautiful Shirt (1994).</P>

Read an Excerpt

CHAPTER 1

Zone

A la fin tu es las de ce monde ancien

Bergère ô tour Eiffel le troupeau des ponts bêle ce matin

Tu en as assez de vivre dans l'antiquité grecque et romaine

Ici même les automobiles ont l'air d'être anciennes La religion seule est restée toute neuve la religion Est restée simple comme les hangars de Port-Aviation

Seul en Europe tu n'es pas antique ô Christianisme L'Européen le plus moderne c'est vous Pape Pie X Et toi que les fenêtres observent la honte te retient D'entrer dans une église et de t'y confesser ce matin Tu lis les prospectus les catalogues les affiches qui chantent tout haut Voilà la poésie ce matin et pour la prose il y a les journaux Il y a les livraisons à 25 centimes pleines d'aventures policières Portraits des grands hommes et mille titres divers

J'ai vu ce matin une jolie rue dont j'ai oublié le nom Neuve et propre du soleil elle était le clairon Les directeurs les ouvriers et les belles sténo-dactylo-graphes Du lundi matin au samedi soir quatre fois par jour y passent Le matin par trois fois la sirène y gémit Une cloche rageuse y aboie vers midi Les inscriptions des enseignes et des murailles Les plaques les avis à la façon des perroquets criaillent J'aime la grâce de cette rue industrielle Située à Paris entre la rue Aumont-Thiéville et l'avenue des Ternes

Voilà la jeune rue et tu n'es encore qu'un petit enfant Ta mère ne t'habille que de bleu et de blanc Tu es très pieux et avec le plus ancien de tes camarades René Dalize Vous n'aimez rien tant que les pompes de l'Église


Zone

At last you're tired of this elderly world

Shepherdess O Eiffel Tower this morning the bridges are bleating

You're fed up living with antiquity

Even the automobiles are antiques Religion alone remains entirely new religion Remains as simple as an airport hangar

In all Europe only you O Christianism are not old The most modern European Pope Pius X it's you The windows watch and shame has sealed The confessionals against you this morning Flyers catalogs hoardings sing aloud Here's poetry this morning and for prose you're reading the tabloids Disposable paperbacks filled with crimes and police Biographies of great men a thousand various titles I saw a pretty street this morning I forgot the name New and cleanly it was the sun's clarion Executives laborers exquisite stenographers Criss-cross Monday through Saturday four times daily Three times every morning sirens groan At the lunch hour a rabid bell barks The lettering on the walls and billboards On the doorplates and posters twitters parakeet-style I love the swank of that street Situated in Paris between the rue Aumont-Thieville and the avenue des Ternes

Here's the young street and you're still a baby Dressed by your mother in blue and white only You're very pious and with your oldest friend Rene Dalize Nothing is more fun than Masses and Litanies Il est neuf heures le gaz est baissé tout bleu vous sortez du dortoir en cachette Vous priez toute la nuit dans la chapelle du collège Tandis qu'éternelle et adorable profondeur améthyste Tourne à jamais la flamboyante gloire du Christ C'est le beau lys que tous nous cultivons C'est la torche aux cheveux roux que n'éteint pas le vent C'est le fils pâle et vermeil de la douloureuse mère C'est l'arbre toujours touffu de toutes les prières C'est la double potence de l'honneur et de l'éternité
C'est l'étoile à six branches C'est Dieu qui meurt le vendredi et ressuscite le dimanche C'est le Christ qui monte au ciel mieux que les aviateurs Il détient le record du monde pour la hauteur

Pupille Christ de l'œil Vingtième pupille des siècles il sait y faire Et changé en oiseau ce siècle comme Jésus monte dans l'air Les diables dans les abîmes lèvent la tête pour le regarder Ils disent qu'il imite Simon Mage en Judée Ils crient s'il sait voler qu'on l'appelle voleur Les anges voltigent autour du joli voltigeur Icare Enoch Elie Apollonius de Thyane Flottent autour du premier aéroplane Ils s'écartent parfois pour laisser passer ceux que transporte la Sainte-Eucharistie Ces prêtres qui montent éternellement élevant l'hostie L'avion se pose enfin sans refermer les ailes Le ciel s'emplit alors de millions d'hirondelles A tire-d'aile viennent les corbeaux les faucons les hiboux D'Afrique arrivent les ibis les flamants les marabouts L'oiseau Roc célébré par les conteurs et les poètes Plane tenant dans les serres le crâne d'Adam la première tête L'aigle fond de l'horizon en poussant un grand cri Et d'Amérique vient le petit colibri De Chine sont venus les pihis longs et souples Qui n'ont qu'une seule aile et qui volent par couples Puis voici la colombe esprit immaculé
Qu'escortent l'oiseau-lyre et le paon ocellé
It's nine o'clock the gaslight is low you leave your bed You pray all night in the school chapel Meanwhile an eternal adorable amethyst depth Christ's flamboyant halo spins forever Behold the beautiful lily of worship Behold the red-haired torch inextinguishable Behold the pale son and scarlet of the dolorous Mother Behold the tree forever tufted with prayer Behold the double gallows honor and eternity Behold the six-pointed star Behold the God who dies on Friday and rises on Sunday Behold the Christ who flies higher than aviators He holds the world's record for altitude

Christ pupil of the eye Twentieth pupil of the centuries knows its stuff And bird-changed this century like Jesus climbs the sky Devils in the abyss look up to watch They say this century mimics Simon Magus in Judea It takes a thief to catch a thief they cry Angels flutter around the pretty trapeze act Icarus Enoch Elijah Apollonius of Tyana Hover as close to the airplane as they can Sometimes they give way to other men hauling the Eucharist Priests eternally climbing the elevating Host The plane descends at last its wings unfolded The sky bursts into a million swallows Full speed come the crows the owls and falcons From Africa ibis storks flamingoes The Roc-bird famous with writers and poets Glides Adam's skull the original head in its talons The horizon screams an eagle pouncing And from America there comes a hummingbird From China sinuous peehees Who have only one wing and who fly in couples And here's a dove immaculate spirit Escorted by lyre-bird and shimmery peacock

Le phénix ce bûcher qui soi-même s'engendre Un instant voile tout de son ardente cendre Les sirènes laissant les périlleux détroits Arrivent en chantant bellement toutes trois Et tous aigle phénix et pihis de la Chine Fraternisent avec la volante machine

Maintenant tu marches dans Paris tout seul parmi la foule Des troupeaux d'autobus mugissants près de toi roulent L'angoisse de l'amour te serre le gosier Comme si tu ne devais jamais plus être aimé
Si tu vivais dans l'ancien temps tu entrerais dans un monastère Vous avez honte quand vous vous surprenez à dire une prière Tu te moques de toi et comme le feu de l'Enfer ton rire pétille Les étincelles de ton rire dorent le fond de ta vie C'est un tableau pendu dans un sombre musée Et quelquefois tu vas le regarder de près

Aujourd'hui tu marches dans Paris les femmes sont ensanglantées C'était et je voudrais ne pas m'en souvenir c'était au déclin de la beauté

Entourée de flammes ferventes Notre-Dame m'a regardé à Chartres Le sang de votre Sacré-Cœur m'a inondé à Montmartre Je suis malade d'ouïr les paroles bienheureuses L'amour dont je souffre est une maladie honteuse Et l'image qui te possède te fait survivre dans l'insomnie et dans l'angoisse C'est toujours près de toi cette image qui passe

Maintenant tu es au bord de la Méditerranée Sous les citronniers qui sont en fleur toute l'année Avec tes amis tu te promènes en barque L'un est Nissard il y a un Mentonasque et deux Turbiasques Nous regardons avec effroi les poulpes des profondeurs Et parmi les algues nagent les poissons images du Sauveur Tu es dans le jardin d'une auberge aux environs de Prague Tu te sens tout heureux une rose est sur la table Et tu observes au lieu d'écrire ton conte en prose La cétoine qui dort dans le cœur de la rose Phoenix the pyre the self-resurrected Obscures everything ardently briefly with ash The sirens abandon their perilous channels Each one singing more beautifully arrives Everyone eagle Phoenix Chinese peehees Eager to befriend a machine that flies

You are walking in Paris alone inside a crowd Herds of buses bellow and come too close Love-anguish clutches your throat You must never again be loved In the Dark Ages you would have entered a monastery You are ashamed to overhear yourself praying You laugh at yourself and the laughter crackles like hellfire The sparks gild the ground and background of your life Your life is a painting in a dark museum And sometimes you examine it closely

You are walking in Paris the women are bloodsoaked It was and I have no wish to remember it was the end of beauty In Chartres from her entourage of flames Our Lady beamed at me The blood of your Sacred Heart drenched me in Montmartre I'm sick of hearing blissful promises The love I feel is a venereal disease And the image possessing you in your pain your insomnia Vanishes and it is always near you

And now you are on the Riviera Under lemon trees that never stop blooming You are boating with friends One is from Nice one is from Menton two from La Turbie We are staring terrified at giant squid At fish the symbols of Jesus swimming through seaweed

You are in the garden at an inn outside of Prague You are completely happy a rose is on the table And instead of getting on with your short-story You watch the rosebug sleeping in the rose's heart
Épouvanté tu te vois dessiné dans les agates de Saint-Vit Tu étais triste à mourir le jour où tu t'y vis Tu ressembles au Lazare affolé par le jour Les aiguilles de l'horloge du quartier juif vont à rebours Et tu recules aussi dans ta vie lentement En montant au Hradchin et le soir en écoutant Dans les tavernes chanter des chansons tchèques Te voici à Marseille au milieu des pastèques

Te voici à Coblence à l'hôtel du Géant

Te voici à Rome assis sous un néflier du Japon

Te voici à Amsterdam avec une jeune fille que tu trouves belle et qui est laide Elle doit se marier avec un étudiant de Leyde On y loue des chambres en latin Cubicula locanda Je m'en souviens j'y ai passé trois jours et autant à Gouda

Tu es à Paris chez le juge d'instruction Comme un criminel on te met en état d'arrestation

Tu as fait de douloureux et de joyeux voyages Avant de t'apercevoir du mensonge et de l'âge Tu as souffert de l'amour à vingt et à trente ans J'ai vécu comme un fou et j'ai perdu mon temps Tu n'oses plus regarder tes mains et à tous moments je voudrais sangloter Sur toi sur celle que j'aime sur tout ce qui t'a épouvanté

Tu regardes les yeux pleins de larmes ces pauvres émigrants Ils croient en Dieu ils prient les femmes allaitent des enfants Ils emplissent de leur odeur le hall de la gare Saint-Lazare Ils ont foi dans leur étoile comme les rois-mages Ils espèrent gagner de l'argent dans l'Argentine

Et revenir dans leur pays après avoir fait fortune Une famille transporte un édredon rouge comme vous transportez votre cœur Cet édredon et nos rêves sont aussi irréels Appalled you see yourself reproduced in the agates of Saint Vitus You were sad near to death to see yourself there You looked as bewildered as Lazarus In the Jewish ghetto the clock runs backwards And you go backwards also through a slow life Climbing the Hradchen listening at nightfall To Bohemian songs in the singing taverns

You in Marseilles among the watermelons

You in Coblenz at the Hotel Gigantic

You in Rome beneath a Japanese tree

You in Amsterdam with a girl you find pretty who is ugly She's engaged to marry a student from Leyden Where you can rent rooms in Latin Cubicula locanda I remember spending three days there and three in Gouda

You are in Paris hauled before the magistrate You are under arrest you are a criminal now

You went on sorrowful and giddy travels Ignorant still of dishonesty and old age Love afflicted you at twenty and again at thirty I've lived like a fool and I've wasted my time You dare not look at your hands I want to weep all the time On you on the one I love on everything that frightened you

And now you are crying at the sight of refugees Who believe in God who pray whose women nurse babies The hall of the train station is filled with the refugee-smell Like the Magi refugees believe in their star They expect to find silver mines in the Argentine And to return like kings to their abandoned countries One family carries a red eiderdown you carry your heart Eiderdown and dreams are equally fantastic Quelques-uns de ces émigrants restent ici et se logent Rue des Rosiers ou rue des Écouffes dans des bouges Je les ai vus souvent le soir ils prennent l'air dans la rue Et se déplacent rarement comme les pièces aux échecs Il y a surtout des Juifs leurs femmes portent perruque Elles restent assises exsangues au fond des boutiques

Tu es debout devant le zinc d'un bar crapuleux Tu prends un café à deux sous parmi les malheureux

Tu es la nuit dans un grand restaurant Ces femmes ne sont pas méchantes elles ont des soucis cependant Toutes même la plus laide a fait souffrir son amant

Elle est la fille d'un sergent de ville de Jersey

Ses mains que je n'avais pas vues sont dures et gercées

J'ai une pitié immense pour les coutures de son ventre

J'humilie maintenant à une pauvre fille au rire horrible ma bouche

Tu es seul le matin va venir Les laitiers font tinter leurs bidons dans les rues

La nuit s'éloigne ainsi qu'une belle Métive C'est Ferdine la fausse ou Léa l'attentive

Et tu bois cet alcool brûlant comme ta vie Ta vie que tu bois comme une eau-de-vie

Tu marches vers Auteuil tu veux aller chez toi à pied Dormir parmi tes fétiches d'Océanie et de Guinée Ils sont des Christ d'une autre forme et d'une autre croyance Ce sont les Christ inférieurs des obscures espérances

Adieu Adieu Soleil cou coupé

Some of the refugees stay on in Paris settling Into slums on the rue des Rosiers or the rue des Ecouffes I have seen them often at dusk they breathe at their doorways They budge from home as reluctantly as chessmen They are chiefly Jewish the women wear wigs And haunt backrooms of little shops in little chairs

You're standing at the metal counter of some dive Drinking wretched coffee where the wretched live

You are in a cavernous restaurant at night

These women are not evil they are used-up regretful Each has tormented someone even the ugliest

She is the daughter of a police sergeant from Jersey

Her hands I'd never noticed are hard and cracked

My pity aches along the seams of her belly

I humble my mouth to her grotesque laughter

You're alone when morning comes The milkmen jingle bottles in the street Night beautiful courtesan the night withdraws Fraudulent Ferdine or careful Leah

And you drink an alcohol as caustic as your life Your life you drink as alcohol

You walk to Auteuil you want to go on foot to sleep At home among your South Sea and Guinean fetishes Christs of another shape another faith Subordinate Christs of uncertain hopes

Goodbye Goodbye

Sun cut throated

(Continues…)


Excerpted from "Alcools"
by .
Copyright © 1995 Wesleyan/University Press of England, Hanover NH.
Excerpted by permission of Wesleyan University Press.
All rights reserved. No part of this excerpt may be reproduced or reprinted without permission in writing from the publisher.
Excerpts are provided by Dial-A-Book Inc. solely for the personal use of visitors to this web site.

Table of Contents

<P>The Alcools of Guillaume Apollinare :Why and Why Not<BR>I. Translator's Note<BR>2. Zone/Zone<BR>3. Le Pont Mirabeau/ Mirabeau Bridge<BR>4. La Chanson du Mal Aime/ The Song of the Poorly Loved<BR>5. Les Clochiques/ Saffrons<BR>6. Palais/ Palace<BR>7. Chantre/ Singer<BR>8. Crepuscule / Twilight<BR>9. Annie / Annie<BR>10. La Maison des Morts / The House of the Dead<BR>11. Clotilde /Clotilde<BR>12. Cortege / Possession<BR>13. Marizibil / Marizibil<BR>14. Le Voyageur / The Traveler<BR>15. Marie / Marie<BR>16. La Blanche Neige / The White Snow<BR>17. Poeme lu au marriage d'Andre Salmon / Poem Read at the Marriage of Andre Salmon<BR>18. L'Adieu / The Farewell<BR>19. Salome / Salome<BR>20. La Porte / The Door<BR>21. Saltimbanques / Saltimbanques<BR>22. Le Vent Nocturne / The Wind by Night<BR>23. Lul de Faltenin / Lul de Faltenin<BR>24. La Tzigane / The Gypsy<BR>25. Automne / Autumn<BR>26. L'Emigrant de Landor Road / The Emigrant from Landor Road<BR>27. Rosemonde / Rosemonde<BR>28. Le Brasier / The Brazier<BR>29. Rhenanes / Rhenanes<BR>30. Signe / Sign<BR>31. Un Soir / An Evening<BR>31. La Dame / The Lady<BR>32. Les Fiancailles / The Betrothal<BR>33. Clair de Lune / Clair de Lune<BR>34. 1909/ 1909<BR>35. A la Sante / At the Sante<BR>36. Automne Malade / Sickly Autumn<BR>37. Hotels / Hotels<BR>38. Cors de Chasse / Hunting Horns<BR>39. Vendemiaire / The Harvest Month</P>

What People are Saying About This

Mark Rudman

"French poetry does not come over very well in English, in what Henry James called 'our own less pensive tongue.' And this I feel is the signal excellence of what Revell does with Alcools as a whole: he translates into a lighter, quicker, more spontaneous tone than we are accustomed to. He parallels the dizzing velocity of Apollinaire's French while remaining legible in English. It is an unfussy version-personal yet not eccentric-that will give readers the chance to taste the source."

From the Publisher

"French poetry does not come over very well in English, in what Henry James called 'our own less pensive tongue.' And this I feel is the signal excellence of what Revell does with Alcools as a whole: he translates into a lighter, quicker, more spontaneous tone than we are accustomed to. He parallels the dizzing velocity of Apollinaire's French while remaining legible in English. It is an unfussy version–personal yet not eccentric–that will give readers the chance to taste the source." —Mark Rudman

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